Des bouteilles de Champagne sous la Mer Baltique pendant plus de 150 ans !
Historique et romanesque ! Au XIXe siècle, une goélette fait naufrage dans la Mer Baltique entre la Suède et la Finlande. A son bord, entre autres, des bouteilles de champagne.
En 2010, des plongeurs trouvent 162 de ces bouteilles, intactes, dans la coque de l’épave, qu’ils remontent à la surface. Et là , c’est la surprise : la faible luminosité, la température froide de cette
mer (4-6 °C) et la contre-pression de la mer à cette profondeur ont permis de conserver le liquide intact dans la bouteille. Plus encore : lors du reconditionnement des flacons, les bouchons révèlent qu’il s’agit de champagne Veuve Clicquot, Heidsieck & Co et Juglar (une maison de Champagne disparue depuis).
Dès lors, c’est l’effervescence médiatique ! Un appel d’offre international est lancé, remporté par la société Artcurial pour la vente aux enchères de ces bouteilles exceptionnelles. Les maisons de Champagne concernées envoient une délégation de chefs de cave, historiens, oenologues et autres spécialistes qui authentifient les bouteilles et les datent d’environ 1839. C’est l’occasion de grandes opérations médiatiques autour de ces bouteilles sans équivalent.
Le 8 juin 2012, la vente aux enchères s’est déroulée à Åland, une petite île de Finlande près de laquelle s’est échouée la goélette. Prix de ces flacons uniques, acquis comme des trésors par des collectionneurs du monde entier et les maisons de champagne : entre 10 000 et 18 000 €/pièce. Avis aux amateurs, il reste encore 3 flacons !
Mais quel goût peut bien avoir un flacon après 170 ans passés sous l’eau ? Une des fameuses bouteilles appartenant à la maison Veuve Clicquot a été débouchée et dégustée par des invités, triés sur le volet, au cours d’une soirée prestigieuse où fut proposée aussi une verticale de 2008 à 1904 des crus maison.
La journaliste Sophie Claeys-Pergament, du quotidien champenois L’Union, a pu déguster quelques centilitres de cette potion magique : « le fameux 1839 […] versé respectueusement par Dominique Demarville [NDLR : le chef de cave de Veuve-Clicquot] dans de petits de paille d’étable, de cuir, certains ont même dit avec humour de « chaussettes sales ». Mais très vite les effluves évoluent vers le floral toute en gardant une puissance aromatique.
Au palais, on retrouve une liqueur (dosage 150 grammes quand même !) comme une « liqueur de vieux garçons », évoquent certains spécialistes. Ce goût étonnant reste en bouche de très longues minutes.
Une expérience inoubliable d’autant qu’elle est doublée de l’émotion d’avoir dégusté un vin qui a été élaboré lors de réunions d’assemblage où assistait la Veuve-Clicquot elle-même.
Joëlle Weiss, œnologue Mes Vignes
Le jeu de l’oie de la vigne à la Maison des Sancerre
La Maison des Sancerre est installée dans une ancienne maison du centre, dont les fondations remontent au XIVème siècle, et qui, bon signe, fut au XVIIIème siècle la maison d’un tonnelier, elle a été créée par les vignerons de Sancerre.
Le lieu a été acheté en 1996 et il a fallu de longs travaux en collaboration avec les architectes des bâtiments de France avant son ouverture en 2005. Sur plus de 350 m2 d’exposition, des installations scénographiques originales permettent de mettre en évidence et de comprendre les patrimoines significatifs de l’AOC … dont ce jeu de l’oie destiné aux enfants.
Installé dans le jardin aromatique de la Maison, ce jeu de l’oie grandeur nature permet aux petits (et aux plus grands) de découvrir de manière ludique le travail du vigneron.
Chacune des 63 cases du jeu de l’oie est matérialisée par une petite pancarte, dans le jardin.
Plusieurs catégories de cases :
- énigmes : il faut trouver la réponse à la question posée
- épreuves : il faut réaliser le challenge demandé
- météo : nuageux, ensoleillé, pluie, autant de conditions météorologiques qui
vont faire avancer ou reculer les joueurs, à l’image de l’influence que le temps
a sur l’avancement végétatif de la vigne, ou sur la maturité du raisin.
- feuille de vigne : il faut rejouer
- pièges : Une gelée tardive, un orage de grêle, un incident mécanique peuvent
compromettre le travail du vigneron. Lorsqu’un joueur tombe sur une de ces
cases, il doit reculer, voire revenir au point de départ.
Tout au long du jeu, les enfants sont invités à découvrir les senteurs du jardin, les spécialités locales, les gestes des vignerons, ils pourront déguster des sirops qui évoquent les arômes des vins de Sancerre …
A visiter absolument lors d’un passage dans le Berry …après avoir rencontré la famille Fouassier bien sur !
Les vins de 2011 se préparent sous la neige…
L’hiver dans les vignes nous offre un paysage bien différent de la neige urbaine qui provoque bouchons et énervements.
La neige a créé un décor somptueux, un panorama blanc, sous un ciel entièrement gris.
Les vignes sont nues et minces, mais gardent leur charme et les dernières grappes de raisins noirs sur ce fond de neige, nous révèle un contraste clair-obscur.
Et même si ce tableau n’est pas aussi vif que les précédentes saisons, il reste, malgré tout, très agréable et reposant à regarder…
Vendanges Sauvages en Languedoc
L’histoire est étonnante … Roland Cavaillé, vigneron à Villeneuve-lès-Béziers, a découvert, dans la nuit du 1er au 2 octobre dernier, que deux de ses dix hectares de vigne avaient été vendangés par des voleurs qui ont ainsi récolté 30 tonnes de Cabernet-Sauvignon pour un préjudice estimé à 15 000 €.
« Je pense qu’il devait être bon, c’est pour cela qu’il a été vendangé »Â  commente le propriétaire …non sans un certain humour !
Il semblerait qu’au moins deux machines à vendanger aient été utilisées, ainsi qu’un petit camion. Les techniciens de l’identification criminelle sont venus sur place récupérer des indices laissés en nombre par les auteurs des faits. Les véhicules sont passés le long des berges de l’Orb sans être vus par qui que ce soit. Pour être encore plus discrets, ils se sont servis de la pleine lune pour ne pas allumer leurs phares. Et ils ont ainsi Å“uvré pendant quatre heures sur la parcelle de Roland Cavaillé.
On appelle ça les vendanges sauvages ?
J’aime le liège
Afin de sensibiliser et d’informer les consommateurs et les professionnels (sommeliers, viticulteurs, Å“nologues…) sur les qualités organoleptiques, environnementales du bouchon de liège, et de combattre certaines idées reçues, les bouchonniers, sous l’égide de la Fédération française des syndicats du liège (FFSL) et de l’Association portugaise du liège (Apcor), et avec le soutien financier de l’Union européenne, lancent une vaste campagne de communication …pour le moins surprenante !
C’est osé …jugez par vous même ! http://www.jaimeleliege.com/
« Pour moi, le vin est partage… »
Décidément, les stars et les sportifs de haut niveau aiment les vignes et le vin. Pour une vingtaine d’euros, vous pourrez goûter au Saint-Emilion grand cru produit au Château l’Hermitage Lescours, à  Saint-Sulpice-de-Faleyrens, où en 2002,  Fabien Pelous, nouveau retraité de l’Ovalie, a acheté des parts dans ce domaine de 3,5 hectares.
« La défense du terrain, c’est l’amour du terroir. Dans le rugby, on est issu de cette tradition de défense de clochers. Notre sport, c’est un gagne-terrain. Il faut aller poser la balle derrière une ligne adverse. La défense de son terrain est à mettre en parallèle avec l’amour du terroir que peuvent avoir les vignerons », a déclaré Fabien Pelous dans une interview accordée au Figaro.
Photo: AFP
Une cuvée Paradis…
Vanessa Paradis porte bien son nom… En plus du succès qu’elle rencontre lors de sa tournée en France, Johnny Depp va lui offrir un vignoble pour la Saint Valentin.
C’est la magazine viticole américain The Decanter qui a révélé l’information.
Il s’agit d’un domaine viticole situé à 15km au nord-est de Saint-Tropez, dans le Var, dans la commune de Plan-de-la-Tour où Johnny et Vanessa possèdent déjà une maison. Les vins produits, rouges et rosés, sont de l’appellation Côtes de Provence AOC.
Bientôt la cuvée du Paradis dans nos verres ?
Photo : © VILLARD/SIPA
« L’éternel antidépresseur… (remède de bonne femme) »
Il semblerait que le règne de l’étiquette traditionnelle des bouteilles de vin aux lettrages dorés, montrant de beaux coteaux couverts de vignes, et de belles façades de demeures vigneronnes, soit en mode déclin. Même si la révolution ne bousculera pas de sitôt les codes vestimentaires des grands crus, garants de la tradition et forts de leurs noms dont la seule évocation suffit à émoustiller les papilles de nombreux amateurs, beaucoup de producteurs sont à la recherche d’une image séduisante, reflet de leur personnalité.
Lorsque le terroir ne suffit pas à attirer les foules, il faut ajouter aux autres talents nécessaires pour produire et commercialiser des vins, celui de la communication visuelle et du marketing.
Pour exemple, celui des responsables de la cave de Castelmaure et de l’ « écrit-vin » Vincent Pousson, qui se sont unis depuis une dizaine d’années pour recréer l’habillage des cuvées de cette petite coopérative des Corbières, et dont l’une des dernières création ne saurait passer inaperçue…
Preuve que si l’on s’inscrit dans une démarche de qualité et d’authenticité, on peut saupoudrer son vin d’un brin de marketing sans perdre ses valeurs… et, dans ce cas, d’un brin de provocation jubilatoire*… cette cuvée a rencontré un tel succès qu’elle est aujourd’hui épuisée, en tous les cas pour le millésime 2008.
Renaud Sounalet
* Texte de la contre-étiquette : « Que faites-vous avec cette bouteille dans la main ? Quoi vous buvez encore du vin ? Quelle honte ! Mauvais Français, citoyen de seconde zone ! Vous ne le saviez pas ? Désormais, c’est avec des pilules qu’on trinque : anxiolytiques, tranquillisants… c’est tellement plus moderne ! Vive le bonheur chimique ! Bienvenue chez les moralistes, au pays étriqué, frileux des prohibitionnistes où l’on s’abreuve sur écran plat de pensée inique, où l’on s’ennuie mais à risque zéro, où l’on a peur de tout, de la vie, de la chair et du plaisir. Vive l’abstinence ! Allez sans rancune, messieurs les censeurs ! Santé ! C’est sûrement en pensant à vous que la nature généreuse, nous a offert en 2008 ce jus subversif, cette « drogue » gaie et insolente, antique remède à la bêtise passagère des hommes, éternel antidépresseur… »
Les femmes préfèrent le vin rouge…
Bientôt la fête des mères… Vinexpo, le célèbre salon bordelais qui aura lieu du 21 au 25 juin prochains (et dont nous ne manquerons pas de vous reparler), les met à l’honneur en s’intéressant à leur comportement et à leur opinion sur le vin.
Vinexpo a en effet lancé, il y a plusieurs semaines, un mini-sondage au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, aux États-Unis et au Japon. 4 000 femmes ont répondu au questionnaire en ligne sur des sites dédiés au vin et à la maison : les magazines Decanter et Livingetc.com Outre-Manche, Elle au Japon, Wine Spectator aux États-Unis, ou L’Express en France. Les résultats obtenus, tombés récemment, contrent quelques idées reçues et nous livrent plusieurs scoops : au vin blanc ou au rosé, les femmes préfèrent le vin rouge ! Et elles jugent que le vin est compatible avec un régime alimentaire équilibré.
54 % des femmes interrogées estiment d’autre part que les campagnes de prévention anti-alcoolique n’ont aucune influence sur leur consommation, et qu’elles restent de surcroît insensibles aux publicités trop ciblées sur le côté féminin. ??Autre idée reçue mise à mal par ce sondage : on croyait que le vin était « une affaire d’hommes »… mais en Grande-Bretagne, les femmes sont les acheteuses des vins du foyer. Le premier de leur critère d’achat est le prix, avant le cépage ou l’origine, et seulement 10 % d’entre elles ont déclaré choisir des vins à plus de 9,99 £.
Dernière révélation et non des moindres (le Président de Vinexpo, Robert Beynat, l’a en effet qualifiée « d’extraordinaire ») : 79 % des femmes interrogées ont affirmé boire du vin parce qu’elles en aiment le goût… et non  parce que c’est un effet de mode.
Voilà de quoi changer notre point de vue sur le vin ! A consommer, toujours, et bien entendu, avec modération.
Naissance du Parti politique du vin
Un cinéaste géorgien a annoncé vendredi qu’il allait fonder un parti politique « du vin » qui sera dans l’opposition au président Mikheïl Saakachvili.
« Le vin est un symbole de la Géorgie et un pilier de l’économie géorgienne », a déclaré à l’AFP Guiorgui Chenguelia, également propriétaire d’une compagnie vinicole, ajoutant que l’objectif de sa formation serait de rétablir les valeurs de l’époque « où la moralité et la chevalerie étaient appréciées ».
Le Parti du vin sera dans l’opposition, a souligné M. Chenguelia qui avait qualifié M. Saakachvili d »‘immoral ». Il va rejoindre la campagne de contestation entamée le 9 avril pour réclamer la démission du président.
La Géorgie, république montagneuse du Caucase sur la mer Noire, est considérée par de nombreux experts comme un berceau de la culture vinicole. La production de vin y aurait commencé il y a 8 000 ans, bien avant l’Europe occidentale.
(Source : AFP)
Pour découvrir la Géorgie et sa longue histoire avec la vigne, « La Géorgie pour l’amour du vin » du réalisateur Pierre Goetschel.




