Voici le calendrier « Les dieux du stade », version viti
Nul doute que ces jeunes là ont tout compris du commerce ! Les étudiants BTS technico-commercial et Licence Pro du Lycée Viticole d’Avize (Champagne) se sont lancés dans la création et la commercialisation d’un calendrier pour l’année 2013. « Déesses et Dieux de la Viti 2013 » a ainsi vu le jour pour les fêtes, et peut être acheté dans toutes les bonnes librairies de Reims et Epernay, ainsi que sur commande.
Le but est louable : le financement de leur voyage d’étude, respectivement en Chine et en Espagne.
La thématique est une valeur sûre, celle des « Dieux du stade » déclinée toutefois en une version un peu moins dénudée et plus viticole, compatible avec l’image d’un centre d’enseignement supérieur !
Les moyens sont professionnels, puisque les étudiants ont fait appel à l’agence de communication Scripto et le photographe professionnel Didier Fauthoux pour la réalisation des clichés du calendrier.
Le résultat : un calendrier sympathique, décalé, un peu osé, et surtout très drôle, auquel ont participé une vingtaine d’étudiants des classes considérées, sur la base du volontariat.
Quand au directeur du lycée, Stephen Bonnesoeur (sic), il indique avoir « accepté du bout des lèvres en [se] disant qu’il valait mieux encadrer une telle opération que de la laisser se développer sans contrôle à l’extérieur ». Et d’ajouter que le « succès commercial et médiatique évident a contribué aussi à une image moins rigide de l’établissement ». Cela ne s’invente pas !
Les amateurs de détails remarqueront que l’intégrité pudique des corps a été respectée grâce à l’usage des tabliers marqués de la coopérative Sanger du Lycée, dont le champagne est également en vente sur simple demande…
Les Dieux ont un prix : 15 € en polychromie, format 60 x 40.
Et s’ils sont immortels, leur calendrier, lui, ne l’est pas : fin de la vente à la St-Vincent.
Quand à l’Olympe, elle n’est pas loin : http://les-enfants-de-la-viti.com/-actualite
Un vrai coup de chapeau à ce coup de maître des étudiants de BTS technico-commercial d’Avize !
Joëlle Weiss
« Le vin vous fait un cœur d’homme »
4 juillet 2011 par Redaction · Lire le Commentaire
Le vin occupe une place souveraine dans la littérature de tous les temps. Quelques siècles avant Jésus Christ, Homère cite les crus renommés dans l’Antiquité grecque et donne des détails touchant à l’encavage, à la façon de boire.
Dans le De re rustica, Columelle, agronome latin né à Cadix au 1er siècle, décrit les pratiques viticoles encore souvent en vigueur aujourd’hui : labour, plantation, fumure, bouturage, greffage, provignage, taille, vinification, … Et grâce à des auteurs tels que le poète Hésiode, les historiens Hérodote et Xénophon, nous connaissons exactement la répartition des vignobles dans l’Antiquité.
De nombreux poètes ont fait l’apologie du vin, qui selon Homère, « vous fait un cÅ“ur d’homme », louant ses vertus : « L’ivresse, si elle est véritable, te fera fort ; si elle est feinte, elle peut t’être utile », écrit Ovide. « Tu réveilles un cÅ“ur abattu l’espérance et la force ; avec toi, le pauvre lève la tête et ne craint plus la colère des rois ni les épées », proclame Horace (1er siècle après JC). « Le fils divin de Sémélé, aux hommes le vin a donné, afin qu’ils puissent oublier », déclare Alcée (7ème siècle avant JC). En toute modération, cela va de soi !…
Georges Brassens et le vin
3 juillet 2011 par Redaction · Lire le Commentaire
Le vin est partout présent dans l’Å“uvre de Georges Brassens, au même titre que les curés, les copains, ou les cocus. Il faut dire que l’homme était un amateur, et que les références bibliques et mythologiques, dont il est si friand dans ses textes de chanson sont légions sur le thème de la vigne et du vin.
Un peu de vocabulaire gustatif…
Le bistrot (1960) :
Si t’as le bec fin,
S’il te faut du vin
D’ première classe,
Va boire à Passy,
Le nectar d’ici,
Te dépasse,
Mais si t’as l’ gosier
Qu’une armure d’acier
Matelasse,
Goûte à ce velours,
Ce petit bleu lourd
De menaces.
De la géographie viticole…
L’ancêtre (1969) :
On avait apporté quelques litres aussi,
Car le bonhomme avait la fièvre de Bercy
Et les soirs de nouba, parol’ de tavernier,
A rouler sous la table il était le dernier. (bis)
Saumur, Entre-deux-mers, Beaujolais, Marsala,
Toute la fine fleur de la vigne était lÃ
Pour offrir à l’ancêtre, en signe d’affection,
En guis’ de viatique, une ultime libation. (bis)
Hélas les carabins ne les ont pas reçus,
Les litres sont restés à la porte cochère,
Et l’ coup de l’étrier de l’ancêtre déçu,
Ce fut un grand verre d’eau bénite, peuchère !
De la convivialité…
La rose, la bouteille et la poignée de main (1969):
Cette bouteille était tombée
De la soutane d’un abbé
Sortant de la messe ivre mort.
Une bouteille de vin fin
Millésimé, béni, divin,
Je la recueillis sans remords.
Et je repris ma route en cherchant, plein d’espoir,
Un brave gosier sec pour m’aider à la boire.
Car c’est une des pir’s perversions qui soient,
Que de garder du vin béni par-devers-soi.
Le premier refusa mon verre
En me lorgnant d’un Å“il sévère,
Le deuxième m’a dit, railleur,
De m’en aller cuver ailleurs.
Si le troisième sans retard,
Au nez m’a jeté le nectar,
Le quatrième, c’est plus méchant,
Se mit en quête d’un agent.
Car aujourd’hui, c’est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Trinquer avec des inconnus,
On est tombé bien bas, bien bas…
Des dieux païens qui nous protègent…
Le grand Pan (1965) :
Du temps que régnait le grand Pan,
Les dieux protégeaient les ivrognes :
Un tas de génies titubant,
Au nez rouge à la rouge trogne,
Dés qu’un homme vidait les cruchons,
Qu’un sac à vin faisait carousse,
Ils venaient en bande à ses trousses,
Compter les bouchons.
La plus humble piquette était alors bénie,
Distillée par Noé, Silène et compagnie,
Le vin donnait un lustre au pire des minus,
Et le moindre pochard avait tout de Bacchus.
Mais se touchant le crâne, en criant : « j’ai trouvé ! »,
La bande au professeur Nimbus, est arrivée,
Qui s’est mise à frapper les cieux d’alignement,
Chasser les dieux du firmament.
Aujourd’hui, ça et là , les gens boivent encor’
Et le feu du nectar fait toujours luir’ les trognes,
Mais les dieux ne répondent plus pour les ivrognes :
Bacchus est alcoolique, et le grand Pan est mort
Voilà mon petit florilège personnel de l’Å“uvre du grand Georges, même si la liste est loin d’être exhaustive en matière d’allusions aux doux produits de la vigne et du vin. (Mon vieux Léon, la fessée, l’épave)… Les extraits de chansons sont extraits du recueil : « Les manuscrits de Brassens », édités chez Textuel, manuscrits établis et commentés par Alain Poulanges et André Tilleul.
Renaud Sounalet
Vin et cinema à la Filmothèque de Paris
La Filmothèque et Pariscope lancent un nouveau rendez-vous, VIN ET CINEMA, propre à allier l’amour de la pellicule et celui de la « dive bouteille ». A l’issue de la projection d’un film, dont le sujet a trait au vin, les spectateurs seront invités à une dégustation.
Une première soirée aura lieu mercredi 25 mai à 20h. Le Pinot noir sera à l’honneur à travers la projection de SIDEWAYS d’Alexander Payne, road-movie dionysiaque bardé de récompenses (Oscar du Meilleur Scénario adapté, Golden Globe du Meilleur Scénario, Golden Globe de la Meilleure comédie…), puis la découverte de trois grands vins rouges de Bourgogne de la maison Louis Latour, guidée par les conseils d’un sommelier : un Chassagne-Montrachet 2007, un Mercurey 2008 et un Aloxe-Corton 2009.
SIDEWAYSd’Alexander Payne 2004 (couleurs) 2h04 avec Paul Giamatti, Thomas Haden Church, Virginia Madsen, Sandra Oh
Un écrivain raté récemment divorcé, et son ami, un acteur sur le point de se marier, décident de faire la route des vins dans la vallée de Santa Ynez, en Californie. Aussi différents que proches, ils n’ont en commun que les ambitions déçues et l’inquiétude face au temps qui passe. De dégustation en dégustation, les deux amis se noient dans l’amour du divin nectar et des femmes…
La prévente des places se fait dès maintenant à la caisse du cinéma (Tarif plein : 12 euros / Tarif réduit : 10 euros) ou sur www.fnac.com
la Filmothèque : 9 rue champollion 75005 Paris
Anne Gros inspire « Les Gouttes de Dieu »
Si, comme moi, vous êtes accro au manga japonais « Les gouttes de Dieu », alors vous vous êtes certainement rués sur le 10e tome paru récemment aux Editions Glénat.
Vendu à plus de 6 millions d’exemplaires, ce manga est en train de devenir un phénomène d’édition et de révolutionner doucement mais sûrement la vision qu’ont les jeunes du vin.
L’histoire : deux jeunes japonais s’affrontent pour découvrir 13 crus, les « gouttes de Dieu », et remporter ainsi l’héritage fabuleux d’un célèbre oenologue. Sur fond de thriller, ce manga est en fait un véritable parcours initiatique du vin.
Mêlant les expressions et les valeurs des jeunes d’aujourd’hui à une quête oenophile et des descriptions (mots et images) infiniment respectueuses et poétiques des vins, « Les Gouttes de Dieu » fait mouche auprès des trentenaires japonais… et des autres ! Interviewé par le magazine « Terre de Vins », le scénariste, Shin Kibayashi, reconnaît lui-même : « je ne pratique pas une dégustation analytique mais sentimentale. [...] Nous sommes des artistes et jouissons d’une grande liberté. Notre idéal est que le lecteur ait envie, au final, de boire du vin. »
Conséquence du succès fulgurant de ce manga : une seule citation dans « Les Gouttes de Dieu » et le consommateur nippon se rue sur les rayons des magasins. Mais les auteurs se défendent de toute influence commerciale des domaines ! Ils sont artises et chérissent leur indépendance créative.
C’est donc bel et bien la dégustation du vin d’Anne Gros (Clos Vougeot Le Grand Maupertui 2001) qui a été l’un des moteurs d’inspiration de ce 10e tome. Aussi, lorsque Sarah (top model et sÅ“ur de l’un des héros) reconnaît à l’aveugle un Clos Vougeot du domaine Anne Gros, on applaudit des deux mains.
Joelle Weiss
Quand l’éco-design s’inspire de l’univers du vin
Vous aimez le vin et êtes sensible à l’environnement ? Alors ne manquez pas la Wine Lamp (photo).
A l’origine de ce projet espagnol né du collectif Ciclus, Tati Guimarães, dont la création et le travail se résument en trois axes majeurs : réduire, réutiliser et recycler. La Wine Lamp, c’est en effet, au départ, une simple bouteille de vin dans une « enveloppe » de bois percée de fines fentes et d’un étui en carton recyclé.
Après quelques astucieux assemblages s’offre à vous une jolie lampe au design épuré et à la lumière délicatement tamisée ! Commandée par la Holding Hera (spécialiste espagnol des traitements des déchets), cette Wine Lamp aussi écolo que contemporaine a rencontré un vif succès auprès de tous les collaborateurs de l’entreprise. Issu de la créativité de Ciclus également, ce dessous de plat que vous composez avec vos bouchons.
Dans le même esprit de création/recyclage, nous vous invitons à découvrir également les Green Wine Bottles de David Guilfoose, un artiste new-yorkais plein de talent !
Après Cognac, le Festival du Film policier prend ses quartiers à Beaune !
Pour sa 26ème édition, le célèbre Festival du Film policier, créé en 1982 à Cognac (et qui avait cessé son activité en juin 2007), s’installe désormais à Beaune, la capitale des vins de Bourgogne, du 1er au 5 avril 2009. Un cru 2009 bien charpenté grâce à de nombreux films inédits présentés en compétition et hors compétition. Pour cette 1ère édition en terre bourguignonne, le scénariste et réalisateur français Claude Chabrol, qui fête cette année cinquante ans de carrière, sera le Président du Jury. C’est le comédien et réalisateur américain Robert Duvall, invité d’honneur du Festival, qui ouvrira officiellement les festivités.
Vous pourrez également croiser à Beaune Claude Lelouch, Bertrand Tavernier, Georges Lautner, Etienne Chatillez, Amira Cazar, Jean-Pierre Mocky, Jean-Paul Rouve, Vincent Lindon, Vahina Giocante, François Berléand, Elsa Zyberstein, Jean Dujardin, Samuel Le Bihan, Rachida Brakni, Sami Bouajila, Anne Consigny, Olivier Marchal, Bruno Wolkowitch,… Parmi les nouveautés de ce Festival : un hommage à une personnalité du monde du cinéma ayant contribué à la notoriété du polar, et l’élection de la femme fatale de l’année. Un événement qui va réjouir cinéphiles et oenophiles passionnés !
Pour consulter le programme.
Du plaisir des papilles à celui des pupilles…
Si, à l’instar du Château L’Enclos, certains Domaines recyclent leurs fûts… l’utilisation de la barrique n’est plus réservé qu’au seul élevage du vin.
Barriqu’O Déco, Barriques Bois Déco ou Gérard Busin par exemple, sont des entreprises artisanales spécialisées dans la décoration intérieure et extérieure à partir de barriques. Elles proposent une gamme variée de produits qui donnent une nouvelle touche à la décoration de votre habitat.
Du bac à fleurs au présentoir, en passant par des bars, des fauteuils ou des tables de salon, la barrique se recycle et s’adapte à tout !
De la décoration à l’art, il n’y a qu’un pas… que Gérard Bru, du Château Puech Haut a admirablement franchi en proposant à ses visiteurs de découvrir une collection insolite de barriques peintes par de grands artistes contemporains internationaux : Arnal, Clément, Di Rosa, Pinoncelli, Vérame, Giorda, Kermarrec, Van Naeltwijck, Bru Bioulès, Vila, Farina, Lancereau-Monthubert, Latapie, Puvis, Moya, … Pour que chacun profite de l’art avec Puech Haut, Gérard Bru le fait entrer dans nos maisons et sur nos tables, en les clonant en format individuel de « Bag’n Barriques »®. Les Bib’Art sont nées ! Du plaisir des papilles à celui des pupilles… le pari est vraiment réussi !
Les monstres des vignes ont débarqué…
Né à Nice en 1963, Alain Reynaud s’est pris de passion pour la photographie et les vignes. En parcourant la Garrigue, il y a découvert cet univers passionnant, reclus, caché. Où il s’est attardé, longtemps.
« La passion des grands espaces m’a appris à regarder plutôt que voir, à écouter plutôt qu’entendre, à lire dans les traits du paysage la source de nos émotions. Autre passion, celle des vins issus des terres languedociennes, c’est cette sensibilité qui m’a doucement poussé à poser un regard vraiment différent sur ce coin de France (le Languedoc) et sur la vigne en particulier. Chaque photo est un portrait, chaque portrait fait partie d’une histoire, la mienne, la vôtre, celle de tout un chacun puisque chacun y voit ce qu’il veut bien y voir. Je souhaitais faire partager ces tas de petites choses que l’on ne voit pas si l’on n’y prête pas attention, exprimer une autre dimension du monde qui nous entoure. »
Ses monstres des vignes ont ainsi été exposés, pour la première fois, au grand jour lors du Festival Estiv’Photo de Pézenas en 2007. Ils ont, depuis, parcouru du chemin. Ils ont reçu le soutien d’Epson Digigraphie ® et en moins d’un an, sont passés notamment par le Carrousel du Louvre et les Rencontres Internationales d’Arles où ils ont été présentés au public dans le noir, visibles à l’aide de torches à led (lumière blanche).Â
Les monstres sont désormais invités dans les plus grands festivals. A la demande des galeries d’art, un livre est en préparation pour enrichir l’exposition.
Quand l’univers du vin devient Muse…
De grands peintres, à l’image de Veronese dans Les noces de Cana, ont célébré le vin.
Aujourd’hui, il continue d’être une source d’inspiration créative, donnant vie à des oeuvres empreintes de poésie et d’originalité.
S’il ne peint pas de toiles sur l’univers du vin, Philippe Dufrenoy est l’homme qui peint… avec du vin ! Bordelais et peintre « au vin », ses techniques puisent dans différentes disciplines, dont l’aquarelle, la photo et la musique. Les nuances de rouge, violet et marron n’ont plus aucun secret pour lui.
Etienne Meneau, quant à lui, est l’homme qui a eu l’idée de sculpter… des carafes.
« Le vin a un langage qui a fasciné les artistes et les poètes depuis l’Antiquité. Comme eux j’ai voulu évoquer les rites méticuleux de la vigne et exprimer l’âme chantante de ce vin doré de Jurançon, fruit des vendanges tardives de nos coteaux ensoleillés avec lequel j’ai été baptisé, comme le veut la tradition en Béarn. Aussi, j’intègre à ma peinture un peu de la terre de ce vignoble comme hommage à ce qui me semble être la part la plus lumineuse de notre culture et de notre art de vivre », explique Alain Laborde. Un artiste à  découvrir et apprécier… sans aucune modération !
Sophie SURRULLO
