Espoir déçu pour le « vin bio » européen
30 novembre 2010 par Redaction
Nous vous l’avions annoncé avec un peu (trop) de triomphalisme en mars dernier, le vin bio européen était sur le point de naître. Cependant et il faut bien le dire à la surprise générale, le 16 juin 2010 le nouveau commissaire européen à l’agriculture Dacian Ciolos a décidé le retrait du texte, au motif que certains états membres ne sont pas prêts pour cette réglementation. Une nouvelle fois, les négociations ont été acharnées entre les pays du Nord (Allemagne, Autriche, Pologne…) traditionnellement peu producteurs et gros importateurs, et les pays producteurs et exportateurs du sud (France, Italie, Espagne).
Au centre de la polémique, les doses de sulfites autorisées dans les vins Bio. Alors que la France et l’Italie demandaient une réduction des doses de 20 à 50% par rapport aux doses autorisées dans les vins produits de façon conventionnelle, l’Allemagne et l’Autriche refusaient toute négociation sur ce point précis. Le dialogue entre les différents groupes a donc été rapidement rompu et le commissaire européen, en charge de ce dossier n’a pas eu d’autres alternatives que de mettre fin aux débats.
Tandis que, depuis plusieurs années, les scientifiques européens avaient produit un travail remarquable dans le groupe ORWINE, les politiques montrent encore une fois leur incapacité à fixer des règles communes à tous les producteurs européens, et ainsi à valider des pratiques reconnues par tous. Quelles conséquences ? Cette absence de réglementation officielle laisse présager la multiplication des labels et autres logos, symboles de cahiers des charges privés très fluctuants dans leurs exigences. Pour les consommateurs de vins issus de l’agriculture biologique, l’incompréhension restera donc totale.
Alors que nos représentants se sont focalisés sur une seule question, les véritables débats resteront encore une fois en suspens. Un vin bio est-il nécessairement un produit artisanal ? Un vin bio doit-il s’inscrire dans la notion d’appellation d’origine ? Un vin de terroir doit-il être forcément bio, ou dans l’autre sens, un vin bio est-il forcément un vin de terroir ? Bref au lieu d’élever le débat, l’Europe a choisit une nouvelle fois la gouvernance à minima, alors que les consommateurs sont très demandeurs de ce type de produits. Pendant ce temps, d’autres produits producteurs hors de l’Europe parlementent moins et avancent.
Renaud Sounalet – Oenologue Mes Vignes

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[...] eux et à ce beau salon professionnel pour souhaiter enfin une vraie reconnaissance officielle du « vin bio » en [...]
Ou puis je trouver un vin blanc francais qui s’appel « Les jardins d’Oriane » année 2011? Merci